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Narbonne. Contre AREVA, grosse mobilisation

AREVA t'as THOR !   

Forte mobilisation de la population dans les rues de Narbonne dimanche 5 novembre contre le projet d'incinérateur de déchets par le procédé TDN-Thor de l'usine AREVA Malvesi, L'opposition s'est encore amplifiée par rapport aux mobilisations précédentes, à quelques jours de la décision du préfet, attendue pour le 9 novembre.
(Voir à ce sujet les articles de: FR3  et de L'Indépendant)  

Une association locale de scientifiques, Rubresus, récuse le rapport de l'expert nommé par le préfet :  voir ICI.

Le COVIDEM, collectif de vigilance des déchets de Malvesi, pose le problème de tous les déchets générés par l'usine AREVA depuis 50 ans, tant chimiques que nucléaires (car l'usine a traité des déchets nucléaires dans les années 80, motif de son classement en INB, installation nucléaire de base).

La question va, en effet, au delà du projet TDN Thor et appelle une réflexion globale. Attention à la tentation NIMBY (pour Not In My Backyard) du « pas chez nous » : certains seraient tentés de demander le transfert de l'usine ailleurs, dans une région moins peuplée, moins touristique, moins viticole...
Pour comprendre l'historique sur la question :
Cliquez sur l'image pour consulter cet article de Mediapart

Alors oui, il faut se coltiner la question des déchets, mais soyons clairs, il n'existe aucune solution acceptable pour la gestion des déchets issus des installations nucléaires, et ceux qui stagnent dans les bassins de l'usine AREVA-Malvesi, ne font pas exception. C'est pourquoi la revendication « d’arrêter le nucléaire » doit aujourd'hui remplacer celle d'en « sortir » : on n'en sortira jamais ! La dette laissée aux générations futures par cette industrie capitaliste mortifère va durer des milliers d'années.

Les salarié-es fêtent l'accord sur le temps partiel.
Cliquez sur l'image pour lire l'article de l'Indépendant

Difficile pour les salariés de se faire entendre hier, eux qui peuvent craindre d'être la variable d'ajustement, d'une industrie nucléaire en faillite, (AREVA a été renflouée par l’État à hauteur de cinq milliards en 2017, suite au scandale Uramin), . En mars 2017, suite à un mouvement social, ils ont obtenus un accord avec la direction de l'usine sur le chômage technique payé à 100% jusqu''en 2020.

Les travailleurs du nucléaire sont les premières victimes de la pollution et paient parfois au prix fort, celui de leur santé, les risques liés à leur travail.

La position du NPA, pas toujours facile, est de relier les luttes sociales et écologique : arrêter le nucléaire, et donc arrêter, à terme, l'usine AREVA de Malvesi, porte d'entrée du nucléaire en France, et conserver les emplois. Le savoir faire des salariés sera alors indispensable pour sécuriser le site après l'arrêt. C'est possible à la condition de créer un grand service public de l'énergie, sous contrôle de la population et des salariés.

Quelques photos de ce rassemblement.
(Cliquez sur la 1ère pour agrandir et faire défiler)