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Catalunya. La CUP rue dans les brancards...



 Page d'infos en continu sur Catalunya

Ci-dessous, la vidéo de la soirée montpelliéraine de solidarité avec la Catalogne, le 9 de ce mois.

31 janvier

La colère de la CUP

Photo : Hier, après que le président du Parlament eut décidé d'ajourner la séance d'investiture du President de la Généralité, les quatre député-es de la CUP  ont occupé leur siège dans un parlement déserté de ses autres député-es.

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La CUP s’élève contre les « manœuvres partisanes » de JuntsxCat et d’ERC
 
La CUP en a plus qu’assez des « manœuvres partisanes ». L’ajournement de la séance plénière annoncé ce mardi par Torrent [le président du Parlament, membre d’ERC], qui a fait apparaître les divergences entre JuntsxCat (1) et ERC a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase – comme le signalait la députée María Sirvent (en catalan) - et a indigné les « cupaires », qui se refusent à continuer les négociations si ce qu’ils considèrent des tactiques partisanes ne sont pas mises au rencart et si n’est pas donnée une date pour l’investiture.

Selon des sources de la CUP, les négociations sont, à l’heure qu’il est, effectivement, interrompues.  « On en est au même point qu’hier » assure-t-on du côté de ce parti. Les élus de l’organisation n’apprécient pas la décision prise « unilatéralement »  par Torrent de suspendre la tenue de la séance plénière ni les tensions plus qu’évidentes qui se sont fait jour entre partis indépendantistes et qu’ils voient comme des jeux tactiques politiciens.

La CUP dénonce que très rares soient les occasions où les deux grands partis indépendantistes dialoguent, raison pour laquelle les anticapitalistes posent comme condition pour continuer à négocier que se tienne une réunion à trois  (JuntsxCat, ERC et eux-mêmes) et ils demandent à Torrent qu’il donne une nouvelle date pour la tenue de la plénière. 

Les républicains [ERC] estiment, quant à eux, qu’ils devraient avoir une dizaine de jours devant eux pour reprendre la procédure d’investiture, dans l’attente d’une décision du Tribunal Constitutionnel sur le recours présenté par le Gouvernement espagnol [pour que soit invalidée l’investiture annoncée de Carles Puigdemont]. Une option qui n’a pas l’aval de la CUP ni de JuntsxCat qui estime qu’aujourd’hui les conditions sont réunies pour que Puigdemont soit investi.

Le parti anticapitaliste exige aussi qu’il y ait plus de transparence dans les négociations et que soient faites des propositions « d’actions politiques concrètes répondant à la volonté populaire », c’est-à-dire, permettant que « la république devienne une réalité »,  chose, assure-t-il, qui n’est possible que par la « désobéissance ».


L’ultimatum de la CUP


« Ce qui s’est passé hier a été un foutage de gueule. C’est la troisième fois. Et ce sera la dernière ». C’est avec ce ton cassant que s’est exprimé le député Carles Riera lors d’un débat sur Catalunya Radio (en catalan), où il échangeait avec des députés de JuntsxCat et de l’ERC.

Riera a ainsi rappelé les précédents de la suspension [de la décision de proclamer l’indépendance après le référendum du 1er octobre], de la suspension de la déclaration d’indépendance le 10 octobre et du recul du Govern le 27 octobre, après avoir fait la nouvelle déclaration. C’est pour ces raisons qu’il a annoncé en guise d’ultimatum qu’ils ne laisseront pas que cela se reproduise.

Le pari des « cupaires » est qu’il faut abandonner les choix pragmatiques qui, selon eux, ne mènent nulle part et qu’il faut désobéir, car ils pensent que jamais le Tribunal Constitutionnel ne permettra l’investiture de Puigdemont.

La stratégie des trois partis paraît donc, à l’heure qu’il est, très éloignée les unes des autres même si elles présentent deux points communs, tout au moins en l’état : l’investiture de la tête de liste de JuntsxCat et la nécessité d’éviter de nouvelles élections pour  ne pas prolonger l’application du 155.

La CUP se refuse à discuter de la possibilité que soit désigné un autre candidat à l’investiture et réaffirme  qu’elle ne soutiendra qu’une investiture de Puigdemont pour autant qu’elle permette que la république devienne réalité. 

Sur ce qui fait la une des médias aujourd’hui, à savoir les messages échangés [sur téléphones portables] entre Puigdemont et le « conseller » [ministre catalan, en l'occurrence, destitué comme les autres ministres] Toni Comín (2), la CUP a choisi de ne pas s’exprimer.  

(1) JuntsxCat est le sigle regroupant les proches de Carles Puigdemont sous lequel ils/elles ont concouru aux élections du 21 décembre dernier. Le PDeCat, le parti de Puigdemont qui est issu de l’ex CiU, a ainsi été marginalisé dans la conduite de cette campagne électorale.
(2) Interceptés illégalement par une chaîne télé et diffusés largement, ils font entendre un Puigdemont démoralisé par le report de son investiture, estimant qu’il a été "lâché par les siens" et que « tout était foutu ». Puigdemont a réagi à cette opération politico-médiatique en réaffirmant son choix de continuer à se battre.



Traduction par NPA 34.  

30 janvier

 Le dessin du jour

 Pour des journées comme aujourd'hui

Rajoy à Sáenz de Santamaría (la vice-présidente du gouvernement) : On nous l'a envoyé depuis les tribunaux.
Si le besoin s'en fait sentir, nous brisons la vitre et lui-même se mettra à interdire tout au fur et à mesure que cela arrivera.
Sur la boîte des urgences où se tient le juge : Urgences juridiques. En cas de sentences défavorables, appeler ... Cliquer ici

Commentaire

Blindage judiciaire du pouvoir

Le service des urgences juridiques à portée de main du gouvernement pour pallier les dysfonctionnements judiciaires qui, comme ces jours-ci, se sont produits sur la validation du droit à l'investiture (certes assorti des risques pénaux) de Puigdemont à la présidence de la Généralité.

Investiture de Puigdemont, partie remise... mais cela a chauffé ! 
 
« Ce Parlement investira le candidat choisi par la majorité des députés catalans et non par le Tribunal constitutionnel espagnol »



Le président du Parlement de Catalogne, Roger Torrent, vient d’annoncer qu’il ajournait la session plénière d’investiture, mais qu’il ne suspendait pas celle-ci. « Je ne tolérerai aucune ingérence dans la souveraineté du Parlement et j’irai jusqu’au bout », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse extraordinaire. Roger Torrent a ajouté qu’il s’était engagé à défendre l’immunité de Carles Puigdemont, ainsi que tous ses droits et qu’il ne pensait présenter aucun autre candidat au poste de Président de la Generalitat (gouvernement de la Catalogne). « Ce Parlement investira le candidat choisi par la majorité des députés catalans et non par le Tribunal constitutionnel espagnol », a-t-il affirmé. Cliquer ici

Réactions mitigées des personnes ayant répondu à l'appel de l'ANC et de l'Omnium à se rassembler devant le Parlament pour soutenir l'investiture de Puigdemont.


"Pas de reproches adressés aux partis indépendantistes mais du trouble : "Je suis énervé, je ne comprends pas à quoi rime cette décision (de surseoir à l'investiture)" Lire ici (en espagnol)

Tensions entre des manifestants et les Mossos qui on procédé à des charges violentes

Cliquer ici
et ici 

Des dizaines de manifestants ont fait céder les cordons policiers qui empêchaient l'entrée du Parque de la Ciutadella, à proximité du Parlament. Les policiers anti-émeutes ont fini par se retirer sous les huées des manifestants.

L'ANC et l'Omnium se retirent du rassemblement en rappelant que la violence n'a rien à faire dans la mobilisation pour l'indépendance et en appelant à éviter les divisions fratricides. 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Cette monarchie espagnole sans légitimité démocratique...


 Cliquer ici

29 janvier

Séparation des pouvoirs (synopsis)

Le juge : Votre admirateur, votre ami, votre esclave, votre serf !
Smac !

Rajoy, au bord de l'évanouissement : D'accord, d'accord...mais faites une circulation d'air !
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Commentaire

Au menu, la servilité de la justice espagnole vis-à-vis du pouvoir, dans les affaires de corruption touchant le PP (le Procureur de l'Etat a demandé aujourd'hui que celui-ci ne soit pas jugé pour la destruction de ses ordinateurs qui a pourtant clairement privé la justice de preuves essentielles sur ses comptes occultes) que comme dans le conflit avec la Catalogne. Tellement gros et...étouffant que Rajoy finit par en avoir le souffle coupé. 

COMMUNIQUE

Demain mardi 30, le parlement de Catalogne se réunit pour élire le Président du Gouvernement catalan (Generalitat de Catalunya) sous la surveillance et les pressions diverses du gouvernement et la justice espagnols de Madrid (lire ci-dessous).

A l'initiative de l'ANC (Assemblea Nacional Catalana), de l'OMNIUM Cultural et des CDR (Comités de Defensa de la Republica ) des rassemblements de protestation contre les persécutions politiques, et de soutien au processus démocratique en Catalogne sont prévus dans toute la Catalogne, et dans les pays étrangers, ce mardi 30 janvier .

A Montpellier, le rassemblement sera à 19 h devant le Consulat général d'Espagne à l'angle du boulevard Gambetta et de la rue Marceau (arret de tram " Saint Denis " de la ligne 3 direction Mosson). 
Nous prévoyons ensuite d'aller jusqu'à la place de la Comédie .     
Le CDR (Comité de Defensa de la República ) de Montpellier-Hérault et Gard.
Contacts : montpelliercdr@gmail.com

Le Parlament sera-t-il aujourd'hui l'épicentre d'un nouveau séisme politique ?    

L'ANC appelle à se rassembler massivement demain devant le parlement catalan pendant sa séance plénière


L’ANC a lancé un appel à ses adhérents pour se rassembler près du Parlament à la première heure de l’après-midi, coïncidant avec l’ouverture de la séance plénière pour investir le président de la Generalitat à 3 heures de l’après-midi. L’organisation a demandé que la manifestation soit « massive » et « non violente » et a prévu de donner des détails dans les prochaines heures. « Faire respecter le vote des Catalans est un droit inaliénable du peuple de Catalogne, représenté au Parlament », affirme l’ANC dans son appel, dans lequel elle souligne que « défendre le droit de Carles Puigdemont à être investi président, c’est défendre la démocratie, en Catalogne et partout dans le monde ».

Pareillement, elle réclame des membres des CDR et des Assemblées de travailleurs en défense des institutions (ADIC) « d’être attentifs pour travailler en coordination dans un tel moment si décisif ». Cliquer ici (texte en catalan)

La mobilisation de l'ANC (70 000 adhérents) sera-t-elle à la hauteur de celle du 1er-Octobre ? Tous les démocrates, toutes les organisations de gauche, dont les anticapitalistes, de Catalogne vont-ils répondre à cet appel ? Personne ne peut le dire. En tout cas, ce sera encore une fois l'épreuve de vérité pour les indécis « ninistes » de Catalunya en Comú. Ses députéEs accepteront-ils/elles de siéger dans un Parlament sous haute surveillance de la police espagnole qui aurait empêché Puigdemont d'y accéder si celui-ci a le courage d'entrer clandestinement en Catalogne ? La réponse demain entre 13 h et 15 h.
Note de Pierre (Toulouse) 

28 janvier

Puigdemont bientôt réélu président ... et emprisonné ?

L'imbroglio politico-judiciaire est servi 


Cliquer ici

Pour s'y retrouver...


Les choses s'accélèrent en Catalogne. Tout se joue, dans l'immédiat au Parlament (le parlement catalan) : la séance d'investiture du nouveau président de la Généralité, sur la base du nouveau rapport de force sorti des urnes le 21 décembre dernier, se tiendra mardi et les indépendantistes ont la main, quoique... En effet, le seul candidat à ce poste est le précédent President, Carles Puigdemont, puisque sa liste est passée devant les autres listes indépendantistes. Or, comme il est de notoriété publique, il est exilé en Belgique pour échapper au mandat d'arrêt délivré à son encontre pour sédition. L'option de son investiture "télématique" (par vidéotransmission) vient d'être déclarée irrecevable par le Tribunal Constitutionnel qui, en revanche, l'autorise à prétendre (avec l'accord du juge !) à une investiture en se présentant physiquement devant les parlementaires. Donc à s'exposer à être arrêté, sinon avant ladite investiture, ce qui créerait pour le moins un porte-à-faux avec la décision du TC, en toute probabilité après ! Avec la variante d'une arrestation avant sa ... comparution au Parlament, sanctionnée par un retour en prison après ! 

Il y a du pari et de la prise de risques assez fous des protagonistes de premier plan dans un tel imbroglio : Puigdemont président est une épine dans le pied du gouvernement de Madrid. Auréolé d'une légitimité incontestable grâce au résultat électoral du 21 décembre, il deviendrait, en cas d'arrestation, le symbole, enfin lisible à plus large échelle, de l'anomalie démocratique, pourtant patente depuis au moins le référendum du 1er octobre, de l'Espagne monarchico-corrompue d'un Rajoy macérant, lui, dans l'impunité absolue... Digérable par une Union Européenne capable du pire mais sans que le coût politique soit trop élevé ? Pas sûr, d'autant qu'une telle situation mêlant grossièrement l'arbitraire contre les uns à l'arbitraire en faveur des autres, pourrait relancer l'explosivité de la question catalane et, cette fois, produire une onde de choc au-delà de la Catalogne et même des frontières de l'Etat espagnol... Bien que l'on ne puisse rien exclure dans la "loufoquerie hispanique" qui s'étale au grand jour, le gouvernement de Madrid cherchera-t-il à couper la poire en deux en laissant Puigdemont provisoirement libre de ses mouvements quitte à accélérer la procédure judiciaire pour, à moyen terme, mettre en avant de nouvelles charges "justifiant" de le placer, mais à froid, en détention ? Ce scénario paraît peu probable, malgré les gains politiques unionistes escomptés par le PP, à l'extérieur d'une Catalogne considérée comme irrémédiablement perdue, d'une politique de l'affrontement ouvert avec "l'hydre indépendantiste" : c'est en effet son rival de droite, Ciudadanos qui s'annonce tirer les marrons du feu, tant en Catalogne que dans le reste du pays, de cet autoritarisme à résonances franquistes à l'oeuvre ! La politique du pire reste donc la tentation d'un gouvernement plus aux abois qu'il n'y paraît à l'heure où les affaires de corruption, en particulier du côté du PP valencien, jusqu'à il y a peu emblématique de sa réussite politique insolente, l'éclaboussent comme jamais. 

Le risque est grand, dans une partie de la gauche révolutionnaire, surtout à l'extérieur de l'Etat espagnol, désarçonnée par une radicalisation de la question nationale catalane qu'elle cerne souvent à contresens, de se laisser abuser par  ce qui se donne à voir comme un jeu institutionnel, donc a priori un jeu de dupes : Puigdemont President ? Emprisonné ? Pfff, les masses populaires doivent rester à distance et oeuvrer à construire l'indépendance ... mais de classe ! Or, y compris dans des secteurs populaires non-indépendantistes, comme l'ont montré tant le référendum du 1er octobre, que la grève générale du 3 octobre et encore l'élection du 21 décembre (1), le déni démocratique qui est fait à l'indépendantisme est perçu comme un coup à double détente du régime honni de 1978 qui, attaquant le catalanisme, cherche à se renforcer au détriment de TOUTES les couches populaires, qu'elles soient indépendantistes ou pas ! C'est la raison pour laquelle, sans certes une implication en continu dans la mobilisation nationale, largement redevable aux insuffisances politiques de l'indépendantisme majoritaire, il y a un matériau inflammable latent dans des couches populaires non-indépendantistes qui pourraient se remettre en mouvement si Puigdemont payait sa reconduction en tant que President de se retrouver derrière les barreaux, avec l'insupportable satisfaction, étalée dans tous les médias, des salauds d'en face !

Il revient aux anticapitalistes, malgré un affaiblissement électoral de la CUP qui pourrait bien n'être que conjoncturel, de trouver la formule appelant à mobiliser pour la libération éventuelle de Puigdemont (comme des autres prisonniers politiques), pour la cessation des poursuites judiciaires, tout en avançant ce qui manque encore trop au combat indépendantiste : la mise au premier plan, aux côtés (pas à la place) de la revendication d'indépendance, légitimée le 1er octobre, des revendications sociales. Dans la compréhension qu'actuellement l'indépendantisme catalan est LE levier politique majeur pour affaiblir le régime; et que la rue peut très vite devenir le centre de gravité de cette rencontre décisive du social et du national par où le national approfondirait une logique sociale qui s'est déjà concrétisée par toutes ces lois sur la pauvreté énérgétique, la lutte contre la dette des ménages, les droits des migrants, votées au Parlament, à majorité indépendantiste, et cassées par la justice aux ordres de Madrid (2).   

Une chose devrait être évidente chez tous/toutes les anticapitalistes (et, bien sûr, plus largement) : laisser défaire cette mobilisation sur les droits démocratiques de la Catalogne, c'est donner du rapport de force à Rajoy et, de fait, à sa relève macronisée XXL, à forte composante lepénisante, Ciudadanos ! La défense de la nécessité d'introniser President un Puigdement libre de ses mouvements et libéré de toute imputation judiciaire ne doit pas être l'écran qui masque, dans la mobilisation nationale, les potentialités sociales que seule la gauche anticapitaliste peut aider à se concrétiser en une dynamique...débordant radicalement le cas et la personne de Puigdemont pour cibler méchamment Rajoy, le Roi, l'élite capitaliste, catalane comprise, qui fait corps avec eux. Et pour faire la jonction, ce chaînon manquant actuellement, c'est peu de le relever, avec des mobilisations populaires dans le reste du pays qui pourraient trouver un encouragement dans cette rencontre inédite entre la lutte contre l'austérité capitaliste et contre toutes les mesures liberticides, exacerbées en Catalogne, mais mises en oeuvre partout par le régime !

Antoine 




(2) Il s'agit de
  • la loi sur la pauvreté énergique visant à garantir l'accès à l'eau, l'électricité et le gaz,
  • l'interdiction des expulsions de leur logement des familles vivant en dessous de 900 € par mois
  • des réductions de dette pour celles comprises entre 900 et 1 200 € par mois,
  • la loi sur l'accueil, la formation et l'intégration des migrantEs,
  • la loi sur le changement climatique,
  • celle sur l'imposition des profits des entreprises du nucléaire
(ceci, parmi les 47 lois votées par le Parlament catalan entre 2012 et jusqu'à sa dissolution fin 2017, celles qui ont été cassées par le Tribunal Constitutionnel espagnol, autant dire Rajoy, au nom de la « disparité de traitement entre résidents de Catalogne et résidents du reste de l'Etat ».). Toutes ces lois sociales, souvent promulguées sous la pression d'une CUP exerçant son pouvoir de faire ou de défaire le front indépendantiste, étaient applicables à tous les résidents en Catalogne qu'ils soient venus d'Andalousie ou de Dakar. Ceux et celles qui cassent le niveau de vie des Andalous, des Catalans, etc, et soumettent à des conditions de vie atroce les migrants, sont les espagnolistes de Madrid et d'ailleurs, la bande des fans du Roi et des grandes entreprises espagnoles et catalanes qui les appuient. Ce qui, au passage, démontre que le procès en racisme identitaire qui est fait par certain-es aux indépendantistes ne résiste pas aux faits : ces lois sont des réalités, leur invalidation aussi.

La Petite Sirène de Copenhague solidaire des prisonniers politiques catalans...


Le dessin du jour

Valence
Rajoy : Ce monsieur sur lequel vous m'interrogez n'est plus au Parti Populaire.
La journaliste : Mais c'est de vous qu'il s'agit !

Rajoy : Eh bien, quand vous m'avez interrogé, je suis sorti du Parti Populaire. Maintenant me voilà revenu. Vous avez d'autres questions ? Cliquer ici

Comprendre

Ce dessin renvoie au procès en cours à Valence contre la trame mafieuse de financement du PP. Rajoy joue caricaturalement à éviter d'être impliqué. 
 
25 janvier

La CUP maintient la pression...

... les CDR se remettent en mouvement


 Le document contient trois grands axes pour rendre effective la République et liquider le coup d'Etat du 155 : la matérialisation institutionnelle et le processus constituant, la matérialisation sociale et la matérialisation de la République. Samedi, la CUP fera une réunion de son conseil politique afin d'aborder l'investiture et le programme de gouvernement. Cliquer ici

Sur cette page est aussi reproduit un communiqué sur l'activité des CDR dans l'actuelle conjoncture. A retrouver en cliquant sur le même lien.
  
 
Le dessin du jour

La trinité 

Au centre du triangle du bloc de pouvoir, le sac poubelle de l'argent de la corruption par lequel se finance le Parti Populaire.

Au sommet du triangle, Mariano Rajoy, le président du gouvernement : Moi, personne ne m'a dit qu'il se passe quelque chose. Mieux vaut que nous n'en parlions pas !

A gauche, Albert Rivera, de Ciudadanos : Pour moi, ce n'est pas la peine que tu donnes des explications !

A droite, Pedro Sánchez, du PSOE : Mais...il se passe quelque chose ? Avec la tempête qu'on a déjà !

Commentaire : ce dessin traduit l'impact qu'ont, en ce moment même, les révélations qui sont faites par les principaux accusés du procès des corrompus de Valence sur le financement occulte du PP, localement mais avec des retombées nationales. La trinité des coalisés de la répression anticatalane, superbement représentés en triangle,  jouent leur partition mais en convergence, polarisés qu'ils sont tous, par le sac poubelle noir : c'est la partition de l'évitement, pour le PP (Rajoy n'a pas été informé par le PP, son parti, qu'il se financerait illégalement !); Rivera est, lui, dans le servilisme le plus total : son parti Ciudadanos, ne demande pas des comptes, c'est le cas de le dire. Mais la palme de l'ignominie revient, comme il arrive souvent, à la gauche socialiste, le leader du PSOE fait l'étonné : comment ça, il se passe quelque chose ? Avec ce qui nous tombe sur la tête avec la Catalogne, on n'a pas besoin d'autre chose !   Cliquer ici

 La phrase du jour

 Pablo Iglesias : "La feuille de route de Pedro Sánchez semble identique à celle qu'aurait suivie Susana Díaz" Cliquer ici

Belle découverte que finit par faire le Chef de Podemos. Il faut rappeler que Susana Díaz, la "baronne" du PSOE andalou s'était présentée, en mai 2017, à la primaire socialiste pour le secrétariat général du parti, soutenue par l'appareil, spécialement par, Felipe González, l'ancien président du Gouvernement et grand artisan de la pacification politique et sociale que fut la Transition, pour faire barrage à Pedro Sánchez. La direction iglésiste avait participé, lors de la victoire de celui-ci, au grand tohu-bohu de la célébration que c'était là un succès de la "gauche". Evidemment l'idée était de renouer avec la perspective, chère à Iglesias, de faire une unité gouvernementale "de gauche" pour faire tomber le PP.

Aujourd'hui, en nouveau Saint Paul, Pablo I. fait son chemin de Damas mais sans reconnaître, en fier hidalgo peu porté à l'autocritique, qu'il a évidemment été désarçonné, comme son alter ego biblique, par cette révélation tardive à laquelle aura aidé la gifle électorale de décembre dernier en Catalogne ! Le plus cocasse de cette affaire est qu'il doit cette révélation à l'indépendantisme catalan qu'il vilipende pourtant en le mettant dans la balance "niniste"/équidistante sur le plateau en équilibre avec celui du PP ! Pedro Sánchez a en effet fini par jeter le masque, que n'arrivait pas à déceler l'aigle podémite, en appuyant le putsch du 155 contre les institutions de la Généralité.      
 
24 janvier

 Le dessin du jour

Le spectacle


Sáenz de Santamaría [la vice-présidente du gouvernement de Madrid et la responsable de la mise en place de l'article 155 de la Constitution en Catalogne] demande à Puigdemont d'arrêter de "se donner en spectacle". Elle s'écrie "ça suffit les intrusions [dans nos ...affaires]".

Note : montée sur les épaules du funambule Rajoy, Santamaría jongle avec des balles portant la mention des cas de mégacorruption du PP. Le panneau sur le bord du précipice indique "Abîme de la corruption, 6875 mètres)". Précision : un retentissant procès est en cours portant sur un cas de corruption impliquant des personnalités de premier plan du parti de Rajoy et Santamaría dans la Communauté Autonome de Valencia. Vous avez dit "se donner en spectacle ?" Cliquer ici  


Horizon bouché dans l'immédiat...



Jusqu'où l'attentisme de la base indépendantiste ? Pour quelle relance de la mobilisation et quels moyens de l'élargir ?

 
Le conflit va continuer, dans un contexte instable où s’annonce une nouvelle récession, alors que la dette publique monte à 100 % du PIB et que le nombre de pauvres dépasse les 10 millions dans l’État espagnol. Espérons donc qu’un retour de la question sociale rende plus intelligibles les enjeux de la situation politique. Cliquer ici

 Les mots du jour

A propos de l'équidistance niniste ["ni Rajoy, ni indépendantisme"], basculant, à l'occasion, du côté du premier, de Cataluña en Comú-Podemos...



"Ce qui mène à leur perte les équidistants, comme aussi beaucoup de Catalans, c'est de prendre la pose. Ils disent une chose et ils font autre chose et ils se retrouvent dans un pétrin pas possible. Ils défendent aujourd'hui, en se rangeant ainsi à l'avis des trois partis [PP, Ciuddanos et PSC] qui ont fomenté le putsch du 155, l'idée que Carles Puigdemont ne peut pas prétendre être (ré)investi président car le règlement du Parlement [catalan] l'interdit (1). Quand les attitudes révolutionnaires deviennent prévisibles, c'est que l'esprit de révolte s'est envolé. Cataluña en Comú est aujourd'hui un parti de plus du système." Lire ici

(1) "Ada Colau s'oppose à l'investiture par vidéoconférence d'un président qui se trouve hors de la Catalogne" Lire ici

23 janvier

Et si on parlait "constituante" ?

L’important est de construire des espaces où se trouvent des sensibilités diverses. 


Cliquer ici

Article original en catalan 

 Version en espagnol : Diálogos ciudadanos: los fundamentos de la República

Le dessin du jour

Rajoy et les juges... 

Libres comme le vent

Rajoy, en habit de Justice, balance et épée d'intronisation en main, au juge : Et rappelle-toi : moi seul influe  sur ta nomination, sur ta destitution, sur ta carrière, sur tes mutations, sur tes promotions, sur ton salaire, sur tes contacts, sur tes aides  et sur ton avenir en général...Mais pas sur tes décisions ! Sois libre ! Libre ! Cliquer ici

 Justice rajoyiste

En 2015, écrit la professeure de droit M. Eugenia R. Palop, le PP, fort de sa majorité absolue, réforma le Tribunal Constitutionnel (TC) pour le doter de « pouvoirs de sanction inouïs, sans en définir le contenu, sans limite de temps, dans le seul but de « discipliner » les Communautés Autonomes qui ne se soumettraient pas à ses sentences ». Ce fut en fait une réforme  taillée spécialement pour contrer le « procés »  catalan. Pour cette professeure les choses sont claires, cette réforme a transformé le TC en un Tribunal d’Ordre Public (rappelons que le TOP était le nom du tribunal d’exception du franquisme), « dépourvu de tout prestige, sans le moindre semblant d’impartialité et d’indépendance ».  (tiré de l'article à paraître dans le mensuel du NPA, L'Anticapitaliste, "155, v'là la Constitution démocratique" (Antoine Rabadan). 

20 janvier

Un indépendantisme traversé de tensions...


Des secteurs de la CUP envisagent un boycott  qui paralyserait le Parlament catalan

 Cliquer ici 

19 janvier

Le dessin du jour

Zoido [le ministre de l'Intérieur de Madrid] et le référendum du 1er octobre


 
 Zoido : L'action de la police a été professionnelle et proportionnelle.
Les réprimé-es : ou, traduit pour les néolanguesparlants, les professionnels de l'ordre public nous ont mis la pâtée en quantité directement proportionnelle au degré d'inaptitude du ministre. Voir ici

A quoi il faut ajouter que le déploiement policier pour réprimer les votant-es du 1er octobre aura coûté la bagatelle de 87 millions d'euros Cliquer ici. Cela fait cher l'échec ! Sans parler du scandale moral d'avoir pillé les caisses de l'Etat pour un déni de démocratie dans l'instant même où l'on expulse des familles endettées de leur logement, qu'on bloque les salaires, qu'on veut raboter les indemnités chômage et les pensions, qu'on laisse les services publics tomber en déshérence... En accusant, sans rien prouver, la Généralité d'avoir détourné des fonds pour tenir ledit référendum... Ce gouvernement est une caricature, ce dessin le rend bien...

17 janvier

Ces libertaires indépendantistes...

L'indépendance pour faire tomber le régime de 1978
 

 Une possible indépendance qui porte en elle des germes d’autonomie, d’auto-organisation mais aussi, antifascistes et potentiellement autogestionnaires qui vont bien au-delà de simples revendications nationales et républicaines surannées. Une possible indépendance supposant, depuis une perspective libertaire, une posture de soutien critique qu’ont adopté les compagnons et compagnonnes outre-pyrénéens qu’il me paraîtrait relativement dommageable de balayer d’un simple revers de main de ce côté-ci. Cliquer ici







Malgré le fait que nous n’ayons aucun drapeau, nous savons qu’il faut être là.



A lire aussi






   

  • Le collectif montpelliérain de solidarité avec la Catalogne


     Cliquer ici

    Cliquer ici et aller à "10 janvier"

    Contacter le Collectif : comiteldscat@gmail.com

    Et aussi

    Notre précédente page de Catalunya Infos en continu dont celle-ci prend le relais

    Cliquer ici 

    Les coupables 


Personnage de gauche (PG) : C'est la faute des Catalans ! Moi, avant, je n'étais pas comme ça, je te le jure !
Personnage de droite (PD) : La faute des Catalans et de la gauche radicale! 
PG : Et des féministes ! Et des lesbiennes!
PD :  Et des réfugiés [migrants]
PG : Bon Dieu ! Qu'on en finisse avec tous ces gens pour que nous puissions récupérer, une fois pour toute, notre démocratie ! Cliquer ici