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Montpellier. Solidaires des militant-es de Bure.

BURE : la violence étatique à la manœuvre !


 Correspondante NPA34
Succès du rassemblement d'hier devant la préfecture de Montpellier, comme dans de très nombreuses villes: une soixantaine de personnes réunies en urgence, solidaires avec les militants de Bure expulsés et arrêtés. Après des prises de parole devant la préfecture  nous sommes descendus en cortège jusqu'à la place de la comédie sur les slogans "ni civil ni militaire arrêt arrêt du nucléaire" et "Bure solidarité".
On ne lâche rien!
Communiqué du NPA 34

BURE : la violence étatique à la manœuvre !
Après l'arrêt du projet d'aéroport à Notre Dame Des Landes, l’état a clairement choisi de passer en force afin de réaffirmer son autorité à BURE.
Alors que Sébastien Lecornu,  secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, est aujourd'hui et demain en visite sur place pour de prétendues négociations, l’État en profite pour évacuer le Bois Lejuc, haut lieu de la résistance à l'enfouissement des déchets nucléaires et pour arrêter des militants présents à la maison de la résistance, outil de lutte du collectif « Bure zone libre ».
L’État se retranche  derrière le respect du droit alors même que la trêve hivernale n’est pas terminée, alors même de des recours administratifs contre la propriété de l’Andra sont en cours d'instruction, alors même que l'Andra ne respecte aucune procédure et n'est pas encore autorisée à commencer ses travaux.
L’État a donc lancé une opération d’expulsion violente, avec un gros dispositif composé de 500 gardes mobiles pour expulser 15 personnes ! Ce serait risible si ce n'était pas dramatique.
A Bure ce sont l'émotion et la colère qui dominent, de nombreux camarades étant actuellement arrêtés, .Le NPA exprime toute sa solidarité avec tous les militants de Bure expulsés et arrêtés.
Cette opération policière intervient dans un contexte de durcissement et de répression à l'encontre du monde du travail, des étudiants, des migrants.
Mais c'est la solidarité qui va sortir renforcée de cette affaire car d'ores et déjà, les résistant-e-s appellent à s’organiser. Des rassemblements ont lieu partout en France , des comités de lutte se créent partout, et convergent  à Bure pour celles et ceux qui peuvent. Le NPA s'y associe pleinement.

Pour ce qui est de la gestion des déchets nucléaire, il n'existe aucune solution satisfaisante  : c'est pourquoi on ne peut plus dire que l'on sortira du nucléaire. La priorité est d'arrêter d'en produire ! Mais la solution n'est pas de les enfouir, de les cacher sous terre, alors que cette solution n'est pas réversible, que le projet CIGEO comporte des risques d'incendie, d'explosion, d'infiltration,
Les déchets nucléaires, c'est aussi une dette écologique que nous laisse le capitalisme, une rente de situation et un marché juteux pour les grands groupes du BTP Bouygue,Vinci, dans lesquels les travailleurs du nucléaire sont les premières victimes.
Arrêter le nucléaire en moins de 10 ans c'est possible !
comme le propose le NPA...
Montpellier le 22 février 2018


Communiqué Arrêt Du Nucléaire

Les collectifs Arrêt du nucléaire aux cotés des occupant-e-s de Bure

Une lutte populaire, enracinée, contre l’enfouissement criminel des déchets radioactifs de très haute activité.
En effet la lutte contre l’enfouissement des déchets date des années 1980. Ici, la défense du territoire a commencé dans les années 1990 et n’a cessé de se renouveler, rythmée par l’actualité du projet. Depuis 2015, la convergence des luttes et de nombreux recours juridiques ont permis de bloquer les travaux préparatoires, en libérant et en occupant le Bois Lejuc, une zone stratégique pressentie pour y creuser les galeries de Cigéo, et les puits d’accès et de relarguage d’hydrogène radioactif.

De forts liens se sont tissés entre nouveaux arrivantEs qui, pour certains, s’implantent localement, riverainEs, paysanEs et toutes celles et ceux qui, depuis plus de 30 ans, résistent au projet d’enfouir les déchets nucléaires. Un objectif commun : ne pas laisser s’implanter ce qui est aujourd’hui présenté comme le plus gros chantier du siècle à venir, mais aussi le plus risqué qui soit.

Dans ce contexte, agiter l’épouvantail d’une migration zadiste de Notre Dame des Landes, comme le font certains élus, le ministre Colomb et les médias n’est qu’un moyen de légitimer à peu de frais la répression qui sévit sur le plateau. La réalité est en fait beaucoup plus simple : si de nouvelles personnes rejoignent le mouvement, venues de l’Ouest ou d’ailleurs, c’est parce que le nucléaire est mortifère et que, plus que jamais, cela fait sens de venir en 2018 dans la Meuse pour s’y opposer.
L’intervention policière de ce matin pour évacuer le bois Lejuc alors que de nombreuses actions en justice sont encore en cour est inacceptable et ne sera pas acceptée par l’ensemble des collectifs antinucléaires en France et dans les pays européens limitrophes.
Nous répondront massivement aux appels et décisions qui seront prises par les occupant-e-s de Bure et la population locale.

En fixant des centaines de policiers pour des années sur le plateau de Bure le gouvernement Macron s’engage dans une épreuve de force et un déni de démocratie qui n’auront qu’une seule issue l’abandon définitif de ce projet criminel.

Didier Latorre ADN 34
Dominique Malvaud/ Christine Malfay Régnier Stop nucléaire Drome Ardèche
Stéphane Lhomme Tchernoblay