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Catalogne. Solidarité corse...


20 avril

"En soutien à des gens que nous aimons, que nous estimons, nous nous battons pour nous-mêmes, en tant que citoyens européens !"


 
Les comités de solidarité avec la Catalogne voient le jour un peu partout en France et en Europe. Depuis hier, les insulaires se sont ralliés à la mobilisation avec le lancement officiel de Sulidarità Corsica Catalunya. Cliquer ici

19 avril 

Les phrases du jour


"Il est intéressant de voir comment ceux qui soutiennent le gouvernement espagnol défendent l'idée qu'il n'y a pas [en Catalogne] suffisamment de gens favorables à l'indépendance. Mais, tout en défendant cela, il ont eu peur [en cas de référendum] d'être dans l'erreur et de se trouver confrontés à une grave situation [celle qu'ils niaient a priori : une majorité de Catalan-es approuvant l'indépendance ] [...]

Une accusation de terrorisme appliquée à des manifestants est une absurdité et une horrible erreur".
 
(Ivo Vajgl, député européen du parti libéral ALDE. Il a été ministre des Affaires étrangères de la Slovénie. Il va présenter demain à Barcelone sa plateforme Dialogue UE-Catalunya).
Tiré de Vajgl: "Hay demasiado silencio en la UE sobre los presos políticos en España" ("Il y a trop de silence dans l'UE sur les prisonniers politiques en Espagne")


17 avril

Contrer l'intox sur l'illégitimité politique de l'indépendantisme...


Cliquer ici

15 avril

A Barcelone toute la Catalogne a massivement mobilisé pour les prisonniers politiques !

Marée jaune pour les libertés ! 

"A lire ci-dessous "Questions sur la monarchie espagnole ou la monarchie en question ?" (NPA 34)
 
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VIDEO: Vue aérienne de la manifestation

L’Union Générale des Travailleurs (UGT) et les Commissions Ouvrières (CCOO) mènent une manifestation séparatiste massive contre les juges.
La marche traverse l’avenue del Parallel coïncidant avec les six mois d'emprisonnement de Jordi Sànchez et de Jordi Cuixart.
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Ada Colau et Roger Torrent rejoignent une marche soutenue par les syndicats et les organisations civiles.
« Quand nous sommes transversaux et que nous nous unissons, nous sommes imparables », prévient le président du parlement. 
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Les partis souverainistes se sont félicités pour la transversalité démontrée par la participation des syndicats et des organisations civiles à la manifestation du dimanche 15 avril 2018 à Barcelone pour demander la libération des prisonniers indépendantistes contre l’action des juges. Cliquer ici 

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Photos de elnacional.cat 

Questions sur la monarchie espagnole ou la monarchie en question ?(NPA 34)

Heureuse coïncidence des dates, la belle démonstration de force, aujourd'hui, de l'indépendantisme catalan, dans son unité prodémocratie et liberté avec les deux grands syndicats ouvriers, Commissions Ouvrières et UGT, a lieu 87 ans après (à un jour près) la proclamation de cette IIe République qui fut assassinée en 1936-1939.  Pour ceux et celles à qui cela aurait échappé, l'indépendance catalane, proclamée en octobre dernier et réprimée par le régime monarchique, signait l'avènement de la République, première de ce nom depuis 1939 ! 

C'est l'occasion de faire le point sur la monarchie qui, on ne le dira jamais assez, a été le passage obligé pour sortir du franquisme (par la force des choses d'une démocratie faisant la concession au chantage putschiste des franquistes de reconduire la décision du dictateur de faire de Juan Carlos son successeur).

Après l'abdication, en 2014, dudit Juan Carlos, déchu, effet différé de l'onde de choc indignée, d'une aura largement usurpée, le successeur, son fils, Felipe VI, pâtissait d'une faible reconnaissance sondagière : un piteux 4,34 sur 10. Résultat : depuis lors (exactement depuis avril 2015) plus aucun sondage du CIS (Centre de Recherches Sociologiques dépendant du Ministère de la Présidence espagnole) n'a cherché à mesurer la popularité du monarque. C'est donc le CIS catalan (ben oui), le CEO (Centre d'Etudes d'Opinions) qui s'est attelé à la tâche pour l'aire catalane : son sondage de février fait apparaître que 60% des Catalan-es infligent la note zéro, oui, zéro, à la monarchie espagnole.

L'occasion de parler de ceci qui a probablement quelque chose à voir avec ce que nous venons de dire : le groupe parlementaire Unidos Podemos a eu le mauvais goût d'interpeller le gouvernement sur la fortune de la Maison royale le jour où Felipe VI et la Reine dinaient avec le prince héritier saoudien pour sceller la signature d'un contrat d'armement avec l'Espagne (dont on sait ce qu'il signifiera sur le terrain moyen-oriental, et particulièrement sur un Yemen où l'Etat saoudien, un Etat indiscutablement... terroriste, tiens donc, à l'intérieur comme à l'extérieur, est accusé de crimes contre l'humanité).
Fortune royale donc : ces député-es ont osé revenir sur la répartition de ses avoirs, déposés en Suisse, que le père de Juan Carlos fit à ses trois enfants, celui-ci, Margarita et Pilar. Soit un total de 728 millions de pesetas placées sur trois comptes de ce paradis fiscal européen. Dernièrement il a, par ailleurs, été mis en évidence que l'infante Pilar figurait sur la liste des fraudeurs fiscaux des Panama Papers. Et on n'oubliera pas, pour couronner (!) le tout, que le beau-frère du Roi a été condamné pour détournements de fonds et pourrait bien se retrouver dans les prochains jours en prison, comme bouc émissaire parfait (c'est un roturier !), pour exonérer de toute implication dans l'affaire, sa royale épouse, l'infante Cristina, pourtant clairement identifiée, documents à l'appui, partie prenante du délit ! Utile rappel sur ce milieu (sic) dont le "chef" (Parrain ?) est venu faire la leçon télévisée aux indépendantistes catalans sur démocratie et respect de la loi.

Ceci étant dit, terminons sur l'une des questions parlementaires qui ont été adressées au gouvernement par Unidos Podemos : Le gouvernement peut-il affirmer qu'aucun membre de la Maison Royale ne possède aucun actif financier à l'étranger et, concrètement, dans aucun des paradis fiscaux connus ? Le fait est que le PP, le PSOE (1) et Ciudadanos, n'ont jamais permis qu'une démarche parlementaire de ce type, interrogeant la fortune royale, soit jugée recevable. Lire sur ce sujet en espagnol Felipe VI ¿esconde cuentas en Suiza? (Felipe VI cache-t-il des comptes en Suisse ?).

(1) Le PSOE a, par ailleurs, on ne le sait que trop, appuyé la destitution du Président et du Gouvernement catalan et la dissolution du Parlement catalan mais Pablo Iglesias et la direction de Podemos le voient toujours incontournable pour gouverner ensemble l'Espagne (lire ici et ici). Contradiction, dites-vous ? 

Etonnons-nous que le slogan le plus en vogue en ce moment, qui vaut au rappeur Valtonyc une condamnation à 3 ans et demi de prison*, soit "Borbones ladrones", autrement dit, sans la rime de l'espagnol, "Bourbons voleurs" ...


*Condamnation prononcée par la Audiencia Nacional et entérinée par le Tribunal Suprême, soit les deux tribunaux qui font la chasse aux indépendantistes catalans ! A l'évidence l'unité de tous les peuples d'Espagne devrait pouvoir se faire contre l'ennemi commun : un régime, exponentiellement corrompu, des élites économiques, financières et politiques interpénétrées, qui tient de plus en plus par le seul usage d'une répression judiciaire et policière toujours plus arbitraire et violente ! En ce sens la présence des Commissions Ouvrières et de l'UGT à la manifestation de Barcelone pourrait préfigurer cette rencontre plus que jamais nécessaire des revendications nationales et sociales contre le régime, initiée lors de la grève générale catalane du 3 octobre dernier (Catalogne. Retour sur une grève générale comme on n'en a pas connu depuis longtemps ! ). Sans qu'il y ait encore de suites. Sauf cette convergence de ce dimanche à Barcelone...Donc à suivre aux pleins sens du terme !

A lire sur la monarchie :

Document. La Monarchie espagnole incluse en fraude dans le vote de la Constitution...
 
Lecture critique de la Constitution espagnole à la lumière de la Catalogne

14 avril

L'Occitanie solidaire avec la Catalogne qui lutte pour son droit à décider !

Cliquer ici (texte en espagnol)

L'exigence première : liberté pour les prisonnièr-es  politiques !

Ce vendredi 13 avril le Collectif Montpelliérain de Solidarité avec le Peuple Catalan (CMSPC) a présenté en conférence de presse, à Montpellier, la pétition ci-dessous et ses premiers signataires. Ce n'est qu'un début ! Que mille et plus de signatures fleurissent pour une Catalogne et un Etat espagnol des libertés !


L’image contient peut-être : texte

PETITION


Nous soussigné-es apportons notre appui à l’appel du Collectif Montpelliérain de Solidarité avec le Peuple Catalan (CMSPC) pour exiger :

-       la libération de tous les prisonniers politiques catalans, le retour des exilé-es, la cessation des poursuites pour raisons politiques et le plein respect des institutions politiques de la Catalogne ;

-       l’arrêt immédiat de l’application inconstitutionnelle de l’article 155 de la Constitution espagnole en Catalogne et la mise en place de négociations permettant au peuple catalan de faire le choix libre et démocratique du destin qu’il veut se donner.

-       un clair positionnement des élu-es localement, nationalement et au niveau de l’Europe en faveur des points précédents.

Député-es

Ressiguier Muriel (France Insoumise)
Revol René (député suppléant France Insoumise)

Elu-es régionaux/-ales Occitanie

Adda Fatma, élue EELV
Arcangéli François, élu EELV
Barthet Marie-France, élue EELV
Bourguet Zina, élue EELV
Carmona Judith, élue EELV
Cossange Nicolas, élu PCF, Co-président du groupe Nouveau Monde
Cros Guillaume, élu EELV - Vice-Président du Conseil régional
Dupraz Christian, élu EELV
Génolher Aurélie, élue EELV
Hoang Ngoc Liem, élu Socialiste Insoumis
Langevine Agnès, élue EELV - Vice-Présidente du Conseil régional
Martin Myriam, Ensemble, élue France Insoumise
Onesta Gérard, élu EELV
Pagnoux Romain, élu EELV
Roux Patric, élu Parti Occitan
Sellin Jean-Christophe, Parti de Gauche, élu France Insoumise
Seriyes Guilhem, Parti de Gauche, élu France Insoumise
Vinet Véronique, élue EELV
Wersinger Kathy, élue EELV

Syndicats et associations

Comité de Défense de la République (CDR) de Montpellier
FERC CGT 34
Solidaires 34
Sud Poste 34
Ligue des Droits de l’Homme, LDH, 34
Ligue des Droits de l’Homme, LDH, Montpellier

Partis

EELV 34
Ensemble 34
Générations Montpellier
NPA 34
Parti Occitan 34
PG 34
POI 34 

Et aussi

Bernabas Maryvonne, infirmière hospitalière retraitée
Boyer François, retraité
Calvo Michel, président de la section LDH de Montpellier
Chenaud Boris, Ensemble 34
Couture Jean-Louis
Dacheux Pierre-Yves, enseignant
Delerue Jean-Etienne, retraité Sanofi
Doudies Alain, délégué régional LDH, journaliste
Dubois Claude, NPA 34
Duncan-Jones, Andrew, retraité
Freiss Gilles, chercheur SNC FSU
Gandini Jean-Jacques, ancien président du Syndicat des Avocats de France (SAF)
Grimal Jacques
Grimal Michèle
Guilhem Gilbert, retraité CGT
Jerc, militant associatif
Kissous Jaqueline, retraitée
Kissous Robert, retraité
Le Van Anne-Rose, Ensemble 34
Martin Laurent, CGT Cheminots
Mazas Sophie, avocate, présidente de la fédération départementale 34 de la LDH
Mondamert Elisabeth, professeur retraitée
Moreau Rémi, NPA 34
Pérez Sánchis Caterina
Pruvost Anne, CGT 34
Rabadan Gilbert, retraité Unir Solidaires
Vezinhet Joël, PG 34

Cette pétition sera prochainement proposée à signature sur les réseaux sociaux.


Dans l'immédiat on peut envoyer sa signature sur la page FB du Collectif Montpelliérain de Solidarité avec le Peuple Catalan : https://www.facebook.com/solidaritecatalogne/ 

La lettre diffusée, en accompagnement de la pétition, par le CMSPC 

Pourquoi signer pour la Catalogne ?


Des violences policières se sont exercées, le 1er octobre dernier, contre une population qui n’aspirait qu’à une chose, s’exprimer démocratiquement et pacifiquement sur la possibilité, ou pas, de faire de la Catalogne une république indépendante. 

Or les Catalan-es ont toujours fait le choix des urnes pour exprimer leur volonté politique et ils ont ainsi expérimenté, pendant quarante ans, dans le cadre d’une Constitution dont nombre d’historiens ont montré qu’elle n’était pourtant pas issue de procédures démocratiques aussi évidentes qu’il est souvent dit, ce que l’on a appelé le régime des Autonomies. En 2005 un réaménagement du Statut régissant l’Autonomie catalane a été approuvé par le Parlament, le parlement catalan, mais aussi par le Congrès des député-es espagnol ainsi que par référendum en Catalogne. Ce texte a pourtant été « nettoyé » jusqu’à en rendre méconnaissables les avancées pourtant approuvées aux trois niveaux consultatifs évoqués, sur saisine du Tribunal Constitutionnel par le Parti Populaire alors dans l’opposition. 

C’est sur la base et seulement sur la base d’un tel déni de démocratie que le peuple catalan, par les mandats qu’il a, par la suite, légalement octroyés à ses représentant-es élu-es, a fait le choix de s’exprimer sur l’option alternative à un « autonomisme » ayant épuisé sa capacité à répondre à ses aspirations, la consultation référendaire d’autodétermination. Principe d’autodétermination qu’il estime être un des droits fondamentaux de la citoyenneté européenne. 

Se refusant à accepter la main tendue du Govern catalan de négocier ce référendum, le gouvernement de Madrid a tout fait pour empêcher qu’il se tienne. Cela s’est traduit par des violences policières, dont nous avons parlé, qui se sont exercées contre une population pacifique désireuse seulement d’exprimer ses choix civiques et, malgré tout, ce sont plus de deux millions de personnes qui ont affirmé ce droit d’expression et, à une écrasante majorité, ont confirmé le mandat donné à leurs élu-es d’organiser le passage à une République indépendante. 

La réponse du gouvernement central, avec l'appui d'un Tribunal Suprême et d'une Cour Constitutionnelle, dont certains juristes espagnols mettent en doute l'impartialité, s’est traduite par le renversement du Gouvernement catalan, l’emprisonnement de certains de ses membres ou l’obligation faite à d’autres de partir en exil, également par les poursuites judiciaires à leur encontre, ou encore la dissolution du Parlament.

Toutes ces mesures extrêmes n’auront pourtant pas empêché qu’à l’élection législative catalane de décembre dernier, décidée par l’Etat espagnol lui-même, le mandat donné par le référendum d’autodétermination ait été largement confirmé. Or le gouvernement de Madrid, désavoué dans les urnes, maintient « l’état d’exception » dont parle un éminent juriste espagnol, peu suspect de sympathies pour l’indépendantisme : des élu-es à cette consultation, ainsi que deux responsables associatifs, sont toujours emprisonné-es, l’investiture parlementaire du nouveau Govern et de la Présidence de la Généralité se voit conditionnée aux desiderata de Madrid et non fondée sur la volonté populaire exprimée, par majorité absolue, dans les urnes.

Notre objectif n’est pas, par cet exposé des faits auquel peu de médias français ont procédé, de convaincre de soutenir la décision d’indépendance républicaine qui est le choix de la majorité des Catalan-es. Seulement de bien vouloir considérer, avec nous, collectif solidaire avec le peuple catalan, que ce n’est pas par la violence, la judiciarisation de la politique, la destitution des représentants du peuple, que l’on règle des différends politiques du type de celui que nous venons d’évoquer.
 
Nous appelons donc à ne pas cautionner, par une absence de prise de position, l’anomalie démocratique qui s’est installée en Catalogne. Notre appel vise à obtenir la libération des prisonniers politiques et la cessation des poursuites judiciaires dont ils sont l’objet, ainsi que d’autres visant des personnes qui sont provisoirement laissé-es en liberté. Nous appelons aussi à faire que soient respectés les choix politiques de la population catalane et que donc il soit mis fin, suite à l’élection du 21 décembre, à l’application de l’article 155 de la Constitution, dont au demeurant des juristes contestent le bien-fondé … constitutionnel. Ce qui permettrait que tant le Gouvernement que le Parlement catalans retrouvent, sans plus tarder, leurs prérogatives institutionnelles. 

Rien ne doit empêcher quiconque, pas plus le Président destitué qu’un-e autre élu-e, de (re)prendre ses fonctions si tel est le vœu du Parlement nouvellement élu. 

Il en va de la démocratie outre-Pyrénées mais aussi de la démocratie de ce côté-ci des Pyrénées car la défense des droits qui sont associés à cette idée de démocratie est, devrait être, transfrontière. 

Collectif Montpelliérain de Solidarité avec le Peuple Catalan



Dernière minute vendredi 23 mars

 La Justice espagnole vient de se livrer à une nouvelle escalade répressive en procédant à de nouvelles détentions de personnalités politiques indépendantistes. A cette heure ce sont désormais 10 des 14 membres du dernier Gouvernement catalan qui sont sous les verrous sous des chefs d’inculpation, dénoncés par de très nombreux  juristes comme totalement inappropriés aux cas concernés (rébellion et/ou sédition), pouvant entraîner des condamnations à 30 ans d’emprisonnement. Les premiers prisonniers politiques comptent déjà 6 mois de préventive et tout indique qu’aucun ne sera libéré avant des procès qui n’auront pas lieu avant plusieurs mois. Très symboliquement on notera que la présidente, elle aussi destituée, du Parlement catalan fait partie du lot des derniers incarcérés. Désormais l’alternative est claire pour tous ceux et celles qui pourraient être convoqué-es par le juge du Tribunal Suprême : ou des arrestations qui préfigurent de très lourdes condamnations de prison ou un exil de très longue durée, comme celui auquel vient de se résoudre la présidente de l’ERC, la troisième force politique de la Catalogne, rejoignant ainsi les quatre derniers ministres encore libres, le dernier président de la Généralité et la principale dirigeante de la CUP (extrême gauche). Tel est le panorama politico-judiciaire d’une démocratie espagnole prise dans une dérive liberticide sans fin.
 
Depuis lors, suite à un mandat d'arrêt européen , réactivé par l'Etat espagnol, le président destitué de la Généralité, exilé en Belgique, a été arrêté par la police en Allemagne, lors d'un de ses déplacements, mais le tribunal compétent de ce pays a rejeté la demande d'extradition espagnole en déniant la pertinence du chef d'accusation qui motivait cette demande, la rébellion. 

Cliquer ici

La dernière tentative répressive de l'Etat espagnol a été la toute récente arrestation d'une militante des Comités de Défense de la République (CDR), Tamara Carrasco, libérée depuis, pour... terrorisme. Imputation soulevant un tel tollé, en particulier en Europe, qu'elle a été retirée au profit d'une accusation de "désordres publics". Mais le Procureur exige que l'accusation de terrorisme soit rétablie ainsi que la détention de cette militante (lire ici).

 Tamara tu n'es pas seule, nous ne sommes pas des terroristes (#je suis CDR)

 A noter

Le CMSPC a entrepris, le 9 mars, une démarche auprès de Philippe Saurel, maire de Montpellier, pour une rencontre par laquelle il souhaite lui faire la proposition que le Conseil municipal de Montpellier s'associe à la prise de position de la municipalité de Barcelone, ville jumelée à Montpellier, en faveur, entre autres choses, de la libération immédiate des prisonniers politiques catalans. Le CMSPC n'a, à ce jour, reçu aucune réponse du maire et a donc renouvelé sa démarche auprès de son secrétariat. A suivre...
  

L'exemple du 66

Cliquer ici

Agenda de mobilisation


Plus de 800 cars sont d'ores et déjà annoncés convergeant de toute la Catalogne sur Barcelone..


Ce dimanche une grande manifestation est appelée par les grandes associations populaires l'ANC, l'Omnium Culturel, les CDR, soutenues par nombre d'autres associations et partis, également par les syndicats Commissions Ouvrières et UGT, pour la libération des prisonnièr-es politiques. Probablement le début d'une relance massive de la mobilisation populaire jusqu'ici sonnée par le putsch du 155 et les mesures liberticides qui l'accompagnent. Mais trop, c'est trop... Pas sûr que le gouvernement central, empêtré dans des scandales de corruption sans fin ou, comme à la présidence de la Communauté de Madrid, de falsification de curriculum vitae, puisse compter à nouveau sur la diabolisation espagnoliste des Catalan-es pour faire diversion ! 

A lire aussi



Le nouvel ordre national


Un égoutier à son camarade : L'égout est au milieu du passage piéton, il faudra donc couper la route et...

L'enfant entendant ces paroles : Terroriste ! Terroriste ! Voir ici

Allusion à ceci :

Action policière contre les CDR : couper une route ou organiser une opération péage gratuit = rébellion et terrorisme = tarif pénal : 30 ans d'emprisonnement !