dimanche 14 février 2016

Sanofi fait du pognon, Antisanofric fait de l'humour (noir!)



Sanofi est en charge de la recherche
et de la production de médicaments.
Sanofi se moque des salarié-es et de la population

(voir :
Sanofi... profits : ça suffit !)
Sanofi est un modèle d'entreprise capitaliste.

Les Anti-Sanofric (collectif de salariés en lutte) 
nous expliquent tout ça avec humour dans l'article reproduit ci-dessous (qu'on peut retrouver ICI)

Industrie pharmaceutique :
Sanofi lance une grande action humanitaire !

Fidèle à sa tradition éthique et solidaire, Sanofi a décidé cette année encore de venir en aide aux populations les plus en détresse...
Donner aux projets caritatifs de l’autre bout du monde, c’est bon pour son image mais cela ne suffit plus. Cette année, sa contribution humanitaire sera à la hauteur de son ambition : sauver la vie de centaines d’actionnaires en détresse. C’est ce que Sanofi appelle l’opération « Sauvons un actionnaire, supprimons un emploi ».
Mécénat 2016 : sauvons un actionnaire, supprimons un emploi !
Afin d’assurer la pleine réussite de ce merveilleux projet, Sanofi a décidé d’utiliser tous les moyens mis à sa disposition. Tout d’abord et afin de faire aussi bien que les années précédentes, Sanofi a décidé de reverser à ses actionnaires plus de 50 % des bénéfices. Les salariéEs, dont l’implication dans cette entreprise n’est plus à démontrer, ont gentiment accepté de sacrifier leur emploi pour financer cette œuvre humanitaire. Après les 5000 généreux salariéEs qui ont déjà fait le don de leur emploi depuis 2008, ce sont à nouveau près de 1000 emplois qui seront mis à contribution pour financer une partie de ce mécénat pour l’année 2016.
Sanofi tient à rassurer ses actionnaires déjà en difficulté sur le financement des départs dits volontaires, car ceux-ci seront intégralement absorbés grâce aux divers crédits d’impôts comme le CIR (Crédit impôts recherche) et autre CICE (Crédit impôt compétitivité emploi) que le gouvernement français a décidé d’octroyer aux entreprises en difficulté comme Sanofi...
Sanofi en profitera pour continuer sa politique de rachat d’actions qui consiste en une destruction pure et simple de capital : racheter des actions pour les détruire afin d’en diminuer le nombre... et donc d’en augmenter le rendement. Ce capital détruit ne pourra évidemment pas s’investir dans l’emploi et les salaires par exemple. Après les 3 milliards d’euros de ces 3 dernières années, plus de 1 milliard d’euros, afin de maintenir une rentabilité optimale et permettre aux investisseurs en danger une vie décente tellement méritée.
De plus, Sanofi a demandé à ses salariéEs de montrer à nouveau leur implication en réalisant plus de 1,5 milliards d’économies. Renoncer aux augmentations collectives ou aménagement du temps de travail, mettre en place des accords de compétitivité en production en même temps que la mise au chômage technique pour 1 an des salariés du site de Neuville, ne sont rien au regard de cette immense opportunité qui leur est offerte de participer à cette merveilleuse aventure. Sanofi compte d’ailleurs sur les syndicats accompagnateurs-réformistes, partenaires de la direction depuis tant d’années, pour leur entière collaboration dans cette entreprise, en signant rapidement les nouveaux accords nécessaires à la réussite de son projet.
Chez Sanofi, l’essentiel c’est la santé… des actionnaires !
Cette transformation prévoit de réorganiser l’entreprise, pour qu’elle devienne la numéro 1 dans le domaine de l’automédication, permettant aux citoyens d’aider au succès de l’opération en achetant directement les médicaments sans avoir recours à une ordonnance.
Sanofi a été obligé d’utiliser quelques arguments contradictoires afin de justifier les annonces. L’entreprise justifie sa réorganisation par le fait que le secteur pharmaceutique subirait dans son ensemble une « transformation totalement inédite », argument déjà été utilisé en 2012 pour le plan de restructuration de la recherche…
L’ensemble des arguments de Sanofi ne sont que des prétextes pour dégager les moyens permettant d’atteindre rapidement son objectif de rentabilité qui est déjà supérieur à 20 %.
Il est important pour le nouveau PDG de montrer sa capacité à améliorer le taux de profit, comme son prédécesseur en son temps, tout en marquant de son empreinte l’histoire du groupe. Peu importe, du moment que les quelques malencontreuses erreurs stratégiques, présentes ou passées, peuvent être imputées au contexte et soient sans aucun impact sur la rentabilité réclamée par nos actionnaires en péril.
Que vous soyez salariéEs, par le sacrifice de votre emploi, citoyenEs, par l’argent de vos impôts, gouvernement, par l’allègement des charges et avantages fiscaux, ou encore patientEs, par la consommation de nos médicaments et système de santé, par leur remboursement, vous adhérez à cette opération ! Vous contribuez ainsi chaque jour à sauver un actionnaire et à rétablir un juste équilibre entre le fruit du travail et la spéculation boursière. Merci à tous…
Collectif AntiSanofric

Autre article passionnant à consulter : « Big pharma » et logiques financières
Sans oublier :

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