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Refusons la loi sanitaire et les régressions sociales !

 


Le 22 juillet, une tribune unitaire a été signée par des représentants d'organisations, des élus et des personnalités en réaction à l'incurie du gouvernement en ce qui concerne la lutte contre la pandémie, à ses procédés autoritaires et ses projets anti-sociaux.

Des organisations de l'Hérault se sont réunies le même jour et ont décidé de reprendre cet appel national et ont proposé à d'autres organisations de le signer également (en cours).

Nous le reproduisons ci-dessous avec les premières signatures locales.

Le pass sanitaire marquera la vie de millions de Français·es, puisqu’en très peu de temps, et encore plus dès lors que le test PCR ne sera plus gratuit, toute vie sociale et professionnelle sera contrainte par le fait d’être vacciné. Pourtant, cette décision a été prise de façon autoritaire, non démocratique, dans un cadre de délibérations obscures, celui d’un seul homme : le président de la République qui n’aura réuni que le seul Conseil de défense. Elle passe outre toute discussion réelle au Parlement qui est, une fois encore, considérée comme une chambre d’enregistrement. La démocratie ne saurait être sacrifiée, et elle est pour nous plus que jamais la clé pour sortir de cette crise.

Pourtant, il y a moins d’un mois, Emmanuel Macron, le ministre de la santé, les député.e.s de la majorité, à l’image de la présidente de la commission des lois qui avait même déposé un amendement pour en figer l’impossibilité d’avoir une obligation publique dans la loi, tou.te.s se disaient opposées à la généralisation du pass sanitaire au nom des libertés et individuelles tout comme à une vaccinale. Alors que tout indique que nous avons pour au moins des mois à vivre avec le virus, on ne peut rentrer dans la société du contrôle généralisé que le gouvernement veut imposer ainsi à la population.

Une vaccination large et massive est nécessaire pour combattre cette pandémie, à commencer par la couverture des plus fragiles. Nous nous démarquons de toutes celles et ceux qui font de leur opposition frontale au vaccin un déversoir sectaire et complotiste et nous dénonçons fermement  toute assimilation de la stratégie vaccinale à la Shoah ou à l’apartheid.

Nous dénonçons la méthode employée par le gouvernement, génératrice de fortes tensions, ce qui est délétère en pleine crise épidémique. Les premiers leviers activés devraient être un grand débat démocratique, une information d’ampleur, des droits d’utilisation sur le temps de travail pour se faire vacciner, une prévention notamment par la gratuité des masques, une couverture bien plus importante des centres de vaccination et des moyens associés plus conséquents… La corrélation entre la vaccination et les revenus fait dire qu’en l’état actuel le pass sanitaire est antisocial. Ce sont des milliers de milliers de travailleurs·se·s qui se trouvent contraint·es et menacé·es de sanctions graves.

Depuis le début de la pandémie, les moyens financiers et humains réclamés par les syndicats et associations de soignants, pour remettre debout les hôpitaux publics et soigner correctement, n’ont pas été octroyés. Il en est de même pour les Ehpad. Pire, dans certains endroits nous constatons même que la casse de l’hôpital public continue (fermeture de lits, suppressions de poste…).

Et pendant ce temps, la France s’oppose toujours, avec l’Union européenne, à la levée des brevets au sein de l’Organisation mondiale du commerce, alors que c’est la seule façon pour que, dans les pays pauvres et émergents, les vaccins puissent être fabriqués et distribués massivement. C’est à la fois une question de solidarité internationale, de santé publique et d’efficacité. Car tant que la pandémie ne sera pas résolue à l’échelle mondiale, elle ne le sera nulle part.

Enfin, pendant que ces décisions heurtent et divisent la population, de graves attaques contre les droits sociaux sont annoncées. Autoritarisme et casse sociale vont de pair. La réforme régressive de l’assurance-chômage serait entérinée dès le 1er octobre, diminuant fortement les durées et les montants des allocations des chômeurs. Et Emmanuel Macron a confirmé sa volonté de reporter l’âge légal de départ en retraite et la fin de tous les régimes spéciaux. Alors que le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes de France a augmenté de 30% en 2020, le gouvernement ne revient aucunement sur toutes les largesses qu’il leur a accordées depuis le début du quinquennat et veut faire payer la crise aux chômeurs et aux retraités. A l’inverse, nous demandons que soient mis à contribution, bien davantage qu’aujourd’hui, les multinationales et les très riches, au profit de la solidarité nationale. Nous exigeons une politique sociale ambitieuse, passant par des services publics de qualité et des droits sociaux plus importants.

Pour cette raison, au nom de l’efficacité sur le long terme contre l’épidémie et pour préserver nos libertés, nous nous opposons à la nouvelle loi proposée à l’assemblée, tout comme aux mesures antisociales qui visent à faire payer la note de la crise sociale au monde du travail. A cette fin, nous aspirons à des mobilisations dans les semaines et mois qui viennent.

 

Premiers signataires locaux au 26/07/2021 à 9h00 :

Ensemble! 34, NPA 34, PG 34, France Insoumise Montpellier, LDH 34, Saudade, CNT ESS 34, Collectif Antisanofric, ATTAC Montpellier

 

L'APPEL UNITAIRE SUR LE SITE NATIONAL DU NPA 

L'ARTICLE DE L'ANTICAPITALISTE DU 21 JUILLET : Campagne vaccinale : oui ! Pass sanitaire et sanctions : non !

LA CGT LE 23 JUILLET : Vaccin obligatoire et extension du passe sanitaire : projet de loi à hauts risques

LE COMMUNIQUÉ DE L'UCL DU 23 JUILLET : Non au pass sanitaire, pour une vaccination large et accessible

LE BLOG D'ANTOINE DANS LE CLUB DE MÉDIAPART le 29 juillet : Pour une gauche immunisée contre le virus antimanifs !

Et aussi :  Covid-19 : l'UE n'a fourni qu'une infime partie des vaccins promis aux pays pauvres - midilibre.fr

Midi Libre fait aussi du sale boulot :  Pass sanitaire : opposés à la vaccination, ces Montpelliérains expliquent leurs réticences - midilibre.fr

Cafouillage administratif ou autoritarisme borné (ou les deux) ? Midi Libre le 29 juillet : Covid-19 : pourquoi certains Français qui ont contracté le virus ne sont pas éligibles au pass sanitaire ?

Des bavures dans l'autoritarisme à prétention sanitaire : Midi Libre le 30 juillet : Malgré sa vaccination, il n’arrive pas à obtenir son pass sanitaire

Sur le sujet, les articles récents sur le site du NPA 34 : 

Communiqué du NPA après la déclaration de Macron du 12 juillet 

Pour la vaccination, contre le pass sanitaire ! 

 

 



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